Extraits du « Classeur de référence » du Ministère de l’Environnement et de la Ville
(gouvernement de la Polynésie française) Direction de l’Environnement – avril 2003

02 - L’EAU

1. Les eaux pluviales peuvent constituer une cause de pollution importante des cours d’eau et du lagon, notamment terrigène.

2. Le littoral : - apports terrigènes provoqués par les aménagements des vallées et des versants montagneux. Les zones littorales concentrent de très nombreuses activités, un très fort taux d’occupation et réceptionnent les effluents, souvent pollués, des rivières. Elles constituent donc des zones très sensibles.

03 - LA PROTECTION DE LA NATURE

1. Le patrimoine naturel terrestre : La nature est un héritage d’une richesse incontestable, au même titre que le patrimoine culturel. Ce patrimoine naturel de la Polynésie française est fragile et disparaît inexorablement avec la déforestation, l’urbanisation …

2. Le patrimoine naturel lagonaire : Le milieu lagonaire est un milieu riche mais fragile. Les dégradations sont principalement dues aux activités humaines, telles que …, les apports terrigènes … - les sédiments terrigènes qui recouvrent et étouffent les coraux sont dus à l’érosion de terres mises à nues par terrassement, extraction dans les rivières, … - les extractions dans le lagon pour fournir des matériaux de construction (routes), …

3. Les menaces : la destruction et la fragmentation des habitats (dues à l’urbanisation), l’invasion par des espèces introduites et l’altération des habitats due aux diverses pollutions menacent de disparition le patrimoine naturel commun.

05 - L’AIR ET LE BRUIT

1. La qualité de l’air est aussi un élément du paysage. L’air constitue le premier des éléments nécessaires à la vie mais il peut aussi avoir des effets nocifs lorsque sa qualité est médiocre. Pollué, il constitue un danger pour la santé, mais aussi pour l’environnement. Aussi, la qualité de l’air est-elle l’affaire de tous au quotidien.

2. Les causes de pollutions liées à l’activité humaine : augmentation importante des gaz dus aux automobiles … La concentration de ces gaz est d’autant plus dangereuse qu’elle se situe dans des zones encaissées empêchant l’air de circuler librement et donc de se renouveler.

3. Les principaux polluants : Les polluants de l’atmosphère sont nombreux et présentent des dangers importants pour l’homme et l’environnement. L’augmentation de la circulation automobile a développé une pollution des agglomérations urbaines avec la formation d’oxydes d’azote et d’ozone.

  • Les oxydes d’azote : proviennent surtout … des véhicules. Le monoxyde et le dioxyde d’azote sont particulièrement surveillés et liés à l’augmentation forte du parc automobile : provoquent des irritations des voies respiratoires.
  • Le dioxyde de soufre provient de la combustion de combustibles fossiles contenant du soufre (fioul lourd, gas-oil …) : contamination des rivières, nappes phréatiques, végétaux, faune, flore …

  • Les particules en suspensions : d’origine humaine (véhicules diesel principalement …) Les plus grosses sont retenues par les voies aériennes supérieures, alors que les plus fines peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires inférieures, contribuant à une irritation bronchique.

  • Les composés organiques volatils : Il s’agit d’hydrocarbures évaporés, …. Ils peuvent avoir des effets très divers selon les polluants, allant de la simple gêne olfactive aux effets cancérogènes (benzène).

  • L’ozone troposphérique : transformation chimique de certains polluants (oxydes d’azote et composés organovolatils (problèmes de santé chez l’homme : irritations des muqueuses, respiration, vue …)

  • Le gaz carbonique

  • Le plomb : utilisé dans le carburant automobile. L’utilisation de l’essence sans plomb permet de faire chuter la concentration de plomb dans l’air.

4. Le bruit : Le bruit constitue l’une des nuisances majeures des environnements urbains. Les sources de bruits sont multiples, les principales étant liées aux transports (circulation routière …). Le bruit a une grande influence sur la santé et peut être à l’origine de troubles importants. On le mesure en décibels dB. Il peut être ponctuel et très intensif, ou permanent (bruit d’une usine, alentours d’une route …). A partir de 95 dB, rue au trafic intense, le bruit est facteur de troubles importants. A 100 dB le son est pénible à entendre : marteau piqueur. Des arrêtés municipaux peuvent fixer des niveaux sonores maximums en fonction du lieu, de l’heure et de l’activité.

06 - RISQUES NATURELS

Les glissements de terrain

Les principaux risques dus aux mouvements de terrains sont liés aux glissements de terrain et aux éboulements. Ces phénomènes naturels peuvent être accentués par des activités humaines. L’impact des activités humaines :

- modification de la morphologie et des équilibres naturels par les terrassements, décaissement à pied de talus, surcharge en tête de versant

- modification des écoulements, des modes de circulation de l’eau par exemple construction de routes côtières surélevées par rapport au niveau du lagon … Les risques naturels sont notoirement aggravés par la présence de l’homme et les modifications qu’il apporte aux cours d’eau et à leurs bassins versants. Les dangers potentiels doivent être pris en compte.

Code des communes : « la protection des personnes et des biens est sous la responsabilité de l’autorité municipale… »

07 – LES OUTILS DE GESTION

Les évaluations d’impact sur l’environnement

Une étude d’impact sur l’environnement est composée :



- d’une analyse de l’état initial du site et de l’environnement ;

- d’une analyse des effets directs et indirects, temporaires et permanents de l’installation vis à vis de l’environnement ;

- de propositions des mesures destinées à supprimer, limiter ou compenser les inconvénients de l’installation ainsi que les dépenses correspondantes ;

- d’un résumé non technique afin de faciliter la prise de connaissance par le public des informations produites.