13/06/2004
{{Ia ora na,
Permettez-moi tout d'abord d'adresser un salut fraternel à tous les habitants des Marquises, des Australes, des Tuamotu, des Gambier, des îles Sous-le-vent et des îles du Vent, à tous les Polynésiens de souche ou d'adoption. Mes pensées vont vers eux. Car c'est pour eux et eux essentiellement que notre action politique se justifie, dans la recherche de l'intérêt général et du bien-être de nos populations. Je ne peux m'empêcher également de solliciter la protection divine pour notre pays. Car ne sommes-nous pas avant tout un peuple imprégné des valeurs chrétiennes, lesquelles intègrent parfaitement les valeurs républicaines que sont l'égalité, la liberté et la fraternité ?
Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les élus du peuple,
Pour la première fois dans l'histoire de notre fenua, notre assemblée est réunie conformément à la loi qui nous régit pour élire le président de la Polynésie française.
Cette élection historique s'inscrit dans le cadre des nouvelles institutions de notre pays, décidées par le Parlement de la République française et avalisées par le Conseil constitutionnel. Suite à la dernière réforme statutaire, à la dissolution de notre assemblée et aux changements de mode de scrutin, adoptés par les autorités de la République, et ce, à la demande du sénateur et président du gouvernement de la Polynésie française, une nouvelle majorité est sortie des urnes lors des élections du 23 mai 2004.
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En ce qui concerne les grands travaux, il faut éviter que des décisions aussi importantes soient prises sans une évaluation sérieuse des conséquences de tels projets. Car comment peut-on accepter, par exemple, que des milliards soient investis dans des aménagements —certes magnifiques— du front de mer de notre capitale, quand on sait qu'ils seront inévitablement cassés lorsque l'on entreprendra les travaux pour l'assainissement des eaux usées de Papeete ? Et que dire de l'annonce péremptoire faite dans la presse de la construction d'un grand aérodrome international à Papara et ce, sans aucune consultation préalable ? Ce projet ne se fera pas.
Il faut absolument revoir la programmation des grands travaux avec des objectifs et des moyens compatibles avec nos finances publiques et l'intérêt général. C'est dans cet esprit que le nouveau gouvernement procédera rapidement à l'expertise des projets initiés précédemment, non seulement de la voie nouvelle Te Ara Nui et du nouvel hôpital du Taaone, mais aussi ceux du pôle économique de Faratea, des aménagements urbains du front de mer de Papeete, de la nouvelle gare maritime, de la place et du parking du Bounty et enfin de l'avenue Bruat."
La circulation routière à Tahiti est une préoccupation quotidienne des Polynésiens. La construction de la route Te Ara Nui, qui entraîne des expropriations massives des familles habitant la côte Ouest de l'île, n'est pas une réponse adaptée à ce problème. Cette décision de construire cette route afin de développer la presqu'île et notamment la zone de Faratea, a été prise seule par l'ancien président alors qu'une concertation généralisée s'imposait.
Aucune réflexion alternative n'a été engagée pour étudier une meilleure organisation des transports en commun, l'aménagement du transport lagonaire, le co-voiturage pourquoi pas, ainsi que la solution d'un monorail, moins gourmande en terre, et qui est pourtant de plus en plus utilisée partout dans le monde.
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Tels sont les grands axes de la politique gouvernementale monsieur le président, mesdames et messieurs les représentants à l'assemblée que je compte mener si vous m'élisez à la présidence de la Polynésie française
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C'est dans cet esprit de responsabilité et d'initiative qui doit également animés tous les responsables économiques et tous les élus que nous sommes, dans tous les projets en faveur de notre pays et pour notre peuple.
Mauruuru, 'ia ora na.}}

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