
Avons-nous une voiture dans la tête ?
La mise à disposition permanente d’un véhicule motorisé conduit hélas bien souvent à son utilisation abusive : trajets courts urbains en dépit de réseaux de transports collectifs, cyclable et piéton ; trajets longs interurbains malgré une offre ferroviaire économe en énergie, trajet individuel alors qu’on pourrait le réaliser à plusieurs - c’est le covoiturage - ou partager le véhicule dans le temps - c’est le concept de véhicule en temps partagé ou « car sharing ».
Changer ses habitudes de déplacements nécessite un effort personnel et beaucoup de pédagogie pour sensibiliser à la nécessité d’un management de sa mobilité quotidienne.
L’information sur les diverses possibilités de choix modal autre que le véhicule motorisé individuel, ainsi que leur encouragement, passe par le conseil en mobilité : sur le lieu d’activités - pour l’employé, l’élève, le visiteur, le patient, etc. - avec la démarche de plan de déplacements appelée « PDE », ou bien directement auprès des habitants, qui peuvent bénéficier des services d’un centre de mobilité ou d’une action de promotion ou de marketing personnalisé.
Le management de la mobilité est à la croisée des chemins entre les politiques urbaines des déplacements, d’urbanisme, d’habitat et d’environnement. Il entre en synergie avec d’autres actions, par exemple la sécurité des déplacements, le management environnemental ou les rythmes urbains.
Par Maxime Jean
Source : Centre d'Etude sur les Réseaux de Transport et l'Urbanisme (CERTU)
Ici, l'essentiel est dit.
A Tahiti, nous faisons l'inverse depuis des décennies...
Au lieu de solliciter tel ou tel petit cabinet d'études pour imaginer le tracé d'une autoroute en zone urbanisée, nos responsables feraient mieux de prendre avis et conseils auprès du CERTU (ministère métropolitain de l'urbanisme).

Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.