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AITARANUI, association polynésienne

Les voies du développement durable     

Encore "Te Ara Nui" ?! Décidément !!

Les travaux de la zone industrielle de Faratea viennent d’être lancés. Les premières infrastructures devraient s’achever en 2008, avant que ne démarre le chantier du port … Bien sûr, nous nous réjouissons du développement de la Presqu’île et de l’emploi dans une région qui en a bien besoin. Cette zone portuaire et industrielle contribuera à l’économie du Pays en diversifiant ses implantations et ses types d’activité …

Mais, à l’occasion de cette inauguration, voilà que resurgit dans l’esprit de certains le projet défunt de l’autoroute « Te Ara Nui ». La presse quotidienne du 18 avril s’interroge à nouveau. « Les Nouvelles » rapporte les derniers propos de Gaston Tong-Sang : « … On verra comment tout cela va évoluer … S’il faut vraiment mettre une voie rapide sur le tapis, on regroupera l’ensemble des maires, des associations, il faut que cela se fasse dans la concertation … ». Et « La Dépêche » écrit « Voie rapide : le projet n’est pas totalement abandonné. Il fera certainement surface après les travaux du port de Faratea, d’après le Président du Pays ».

Telle qu'elle avait été conçue par l'EGT à l'époque, "Te Ara Nui" s’annonçait comme une monstruosité sociale et écologique. En pied de montagne, elle voulait détruire 500 fare et exproprier 2500 personnes sur 10,5 km seulement entre Punaauia et Paea. Notre opposition à ce projet insensé fut massive et partagée par la quasi-totalité des habitants de la côte Ouest. Les élections territoriales de mai 2004 l'avaient aussi traduit dans les urnes, notre association ayant toujours refusé tout engagement politique. S'il le fallait à nouveau, nous nous élèverions en masse contre tout projet qui mettrait en péril nos maisons, notre environnement et notre patrimoine familial.



Pour faciliter le transport des personnes et des marchandises, les alternatives à une autoroute dévastatrice jusqu’à Taravao existent : entretien et réhabilitation de la route de ceinture, transports collectifs modernes et fiables, horaires réglementés pour les camions, voie maritime, … Il faudra bien que nos gouvernants comprennent enfin qu’il est impossible d’imposer l’expropriation et la spoliation à plusieurs centaines de familles. En l’oubliant, ils se heurteraient aux mêmes réalités, demain comme hier …

Association AITARANUI