Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

AITARANUI, association polynésienne

Les voies du développement durable     

Les programmes routiers 2008 des partis politiques



Voyons ci-dessous les idées de nos partis politiques en matière de transport.
Personne n'imagine plus d'autoroute en plaine sur la côte ouest, bien sûr...
... encore que certains projets de routes restent toujours bien flous !...
A suivre avec grand intérêt donc, comme d'habitude.

Au programme 2008 de "Te'Avei'A"


{{Les spécificités géographiques, maritimes et orographiques de la Polynésie française et les choix antérieurs en matière de développement doivent conduire aujourd’hui les décideurs à repenser la politique des transports en prenant en compte deux priorités :

la réduction des effets négatifs induits par la grande dispersion des îles et archipels composant notre pays, de même que par l’éloignement de la Polynésie française des grandes lignes commerciales internationales ;

le règlement des problèmes posés par la saturation du réseau routier sur l’île de Tahiti.

LES TRANSPORTS – LA CLE DE LA DECONCENTRATION DU PAYS

Il ne peut être question de développement économique et social dans notre pays sans poser la problématique des carences dans les liaisons maritimes et aériennes entre Tahiti et les autres îles et archipels de Polynésie française d’une part et entre notre pays et nos principaux partenaires internationaux. De fait, le TE ‘AVEI’A estime qu’il est impératif de pallier rapidement aux insuffisances actuelles de la politique des Transports afin de permettre aux acteurs économiques d’envisager sérieusement et sereinement une déconcentration partielle de leurs activités depuis les Iles du Vent au profit des autres archipels. Nous ne reviendrons pas ici sur l’importance que le TE ‘AVEI’A accorde au secteur primaire en tant que clé d’une décentralisation réussie, ni sur le fait que la rurbanisation des nos îles permettrait de soulager la grande zone urbaine de Papeete en même temps qu’elle offrirait à une partie de notre population de bien meilleures conditions de vie et à nos touristes de nouvelles destinations. Mais que deviendraient les efforts financiers et humains dans le cadre de ce développement économique et social décentralisé, si, dans le même temps, rien de cohérent n’était fait sur la question des liaisons inter-îles, si, par exemple, la production agricole était condamnée à pourrir sur un quai par faute de navire, si les touristes étaient dépendants d’une rotation improbable ....

Toutes ces raisons amène le TE ‘AVEI’A à considérer comme prioritaire le fait d’investir dans des infrastructures portuaires et aéroportuaires et de mener une politique de partenariat renforcé avec les professionnels du secteur des Transports. La valorisation de nos atouts passera obligatoirement par une amélioration des liaisons maritimes et aériennes inter-îles, tant au niveau du confort qu’à celui des fréquences de rotation ou d’une plus grande diversité des dessertes proposées. De ce maillage plus dense et plus cohérent, de cette nécessaire interactivité entre les différentes composantes géographiques de la Polynésie française dépend la capacité de notre pays de développer l’ensemble des archipels selon un même rythme en fonction de leurs atouts et en préservant leurs spécificités propres. Ajoutons que certaines îles et archipels auraient plus intérêt à profiter des ces nouvelles infrastructures portuaires pour développer une activité de cabotage au lieu de vouloir « à tout prix » se doter d’un réseau routier inadapté à leur relief. La préservation de leurs sites naturels y gagnerait beaucoup, tant au profit de leurs populations que pour les personnes venues pour un séjour touristique.

Sur le plan international, le pays dispose avec la compagnie aérienne Air Tahiti Nui d’un outil indispensable qu’il conviendra d’adapter en fonction des objectifs et des besoins, l’ouverture de nouvelles lignes nécessitant une mise à niveau de nos infrastructures, notamment en matière d’offres hôtelières et touristiques. Cependant, le fait de ne disposer aujourd’hui que d’un seul point d’entrée internationale peut être considéré à terme comme un handicap et cela doit nous amener à penser aux possibilités de promouvoir des échanges de proximité entre certains archipels et leurs voisins immédiats (Hawaiï, Chili …).

TAHITI : UN RESEAU ROUTIER EMBOUTEILLE

Est-il besoin de revenir sur les difficultés à emprunter le réseau routier de Tahiti, largement inadapté, vieillissant et fortement encombré à certaines heures de la journée. Comment parler de qualité de vie, de souci de santé publique, de « destination de rêve » quand nos enfants doivent être levés avant l’aube pour arriver à l’heure à l’école, quand nous passons tous les jours des heures perdues dans des embouteillages, quand notre population et nos touristes subissent les gaz d’échappement à longueur de journée.

Si la réalité actuelle n’a rien de réjouissant, que dire des perspectives à dix ans, quand ce seront au bas mot quelques cinquante mille véhicules supplémentaires qui voudront emprunter ce réseau. Le TE ‘AVEI’A estime que nous devons repenser complètement le problème de la circulation et de l’aménagement de l’espace routier à Tahiti, et prioritairement dans la grande zone urbaine allant de Paea à Mahina. D’où l’idée de réunir une Commission de réflexion des transports publics regroupant des institutionnels, des professionnels des transports et des représentants communaux et des usagers.

Pour le TE ‘AVEI’A trois pistes sont à explorer :

la création d’une ligne de tramway au cœur de Papeete selon un circuit qui pourrait relier par exemple Vaitavatava – Mamao - Pont de l’Est – Marché - Vaima - zone administrative - école Pomare – Remparts – Prince Hinoi.

La création d’un monorail entre Paea – Papeete – Mahina avec extensions possibles vers Taravao par l’Est et l’Ouest

La mise en place d’un service maritime assurant des liaisons rapides entre les districts et Papeete (catamarans ; aéroglisseurs) et la remise en service de la piste d’aérodrome de la Presqu’île.

L’idée commune à ces projets est de cantonner l’utilisation de la voiture entre le lieu de résidence et une zone de parking sécurisée dans laquelle l’automobiliste laissera son véhicule pour utiliser un transport collectif pour rejoindre la ville et ainsi gagner du temps sur son trajet tout en ayant le loisir de se détendre avant sa journée de travail.

Quelles que soient les options retenues, la solution dite du transport public n’emportera l’adhésion de la population qu’à trois conditions :

Permanence et régularité : le service de transport doit être assuré de façon continue et régulière. Cela nécessite un respect des horaires de passage et une offre de transport étalée et garantie tout au long de la journée

Qualité de service : les véhicules doivent être confortables, climatisés et offrir toutes les facilités d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Plus encore, les stations – ou zones d’arrêt - doivent être protégées de la pollution, du soleil et des intempéries.

Tarif abordable : le prix du ticket et les tarifs d’abonnements doivent être attractifs. Cela nécessite la signature de conventions entre le pays et les concessionnaires des réseaux.

Des choix en matière de transports dans la zone urbaine dépendront la nature des aménagements des espaces de vie et d’activité à venir. Quel avenir pour les zones industrielles en zone urbaine ? Quelles perspectives pour le petit commerce de centre ville ? Ne faudrait-il pas multiplier les zones piétonnes et disposer d’un centre-ville plus attractif pour les touristes et les résidents ?

Une chose est sûre, en matière de transports, le TE ‘AVEI’A souhaite doter la Polynésie française des outils indispensables à son développement et à l’amélioration du cadre de vie des citoyens. Ce n’est que par l’adoption de solutions originales parce qu’adaptées à nos besoins à moyen et long terme que notre pays réussira à domestiquer durablement les contraintes imposées par ses particularismes géographiques et orographiques.}}

Source: Te'Avei'A

Au programme 2008 de "No Oe E Te Nunaa"


{{...

Améliorons notre qualité de vie : mettre en place un transport en commun efficace et moins polluant, une priorité au service de la Population

Constat

• Le système des transports en commun ne fonctionne pas : embouteillages à n’en plus finir, l’ensemble du territoire n’est pas desservi.

Causes

• Pas de volonté politique de faire avancer le dossier.

• Développement anarchique de l’aménagement de la zone urbaine (pas de vision du développement à long terme,….)

Conséquences

• Baisse de la qualité de la vie : pollution, stress, fatigue, nouvelles maladies respiratoires, temps perdu pour les loisirs et la famille, difficultés scolaires pour les enfants, perte économique.

Objectifs

• Réduire les embouteillages et desservir l’ensemble du territoire avec des transports en commun moins polluants.



Mesures

1. Investissement massif des pouvoirs publics pour mettre en place un cadre favorable au développement des transports en commun :

o libérer une voie pour les transports en commun sur le front de mer et l’avenue Prince Hinoï ;

o installer des arrêts de bus avec abris sur l’ensemble des itinéraires à mettre en place, ... ;

o quadriller tout le Territoire en desservant le fond des vallées et les hauteurs (de 5h00 du matin à minuit le soir) ;



o mettre en place des tickets, des abonnements mensuels ou annuels avec un tarif normal et un tarif très réduit (personnes au RST et scolaires) et gratuité pour les personnes handicapées et les plus de 60 ans ;

o plus le véhicule est puissant, plus il sera taxé : mise en place d’une vignette pour financer la gratuité du transport en commun pour les personnes handicapées et les plus de 60 ans ;

2. Garantir par la réglementation un transport en commun non polluant.

...}}

Source: No Oe E Te Nunaa

Au programme 2008 de "l'UPLD"


{{

EQUIPEMENT et TRANSPORT :

- Structurer nos équipements dans les archipels



- Développer des équipements structurants nécessaires au développement économique et social



- Relancer l'investissement public des grands chantiers en injectant 15 milliards CFP dans l'économie polynésienne

- Construire la route de dégagement entre Papeete et Taiarapu

- Aménager l'équipement portuaire et industriel de Faratea

- Construire l'aéroport international des Marquises et un port en eau profonde

- Aménager le front de mer de Paofai et construire la gare maritime



- Développer un réseau de transport public terrestre urbain et maritime de qualité

- Relancer les équipements structurants dans les archipels (jetées, port, entrepôts de stockage, aéroports, etc.)



…}}

Source: Union Pour La Démocratie

Au programme 2008 du "Tahoeraa huiraatira"


{{…

Le cadre de vie - 1/1

1. Situation actuelle :
Le quotidien dans la zone urbaine est stressant : les routes sont en mauvais état, les abords des routes peu soignés, la circulation infernale entre Pirae et Faa’a et dans la ville de Papeete (peu accueillante et sale) les citoyens ne trouvent pas suffisamment de parkings. Tout ceci occasionne une perte de temps donc un surcroît d’énervement.

Les pouvoirs publics ne pensent pas aux loisirs : les structures de loisirs territoriales ou communales sont inexistantes ou insuffisantes, on constate un manque flagrant de pôles de loisirs familiaux.

2. Mesures :
1. Les transports :

i. Améliorer le réseau routier par un entretien constant

ii. Construire des parkings en dehors de la ville

iii. Structurer les transports publics

iv. Obligation pour les nouveaux commerces de prévoir leurs parkings souterrains

v. Pour libérer et augmenter les possibilités de parkings dans la ville, pour redonner un souffle au commerce

vi. Echelonner les heures d’ouverture et de fermeture des services, des commerces, des entreprises, des établissements scolaires. Pour fluidifier la circulation

Développer la croissance -1/1

1. Constat :
SEUL le développement économique permet le progrès social durable

◦ Actuellement, la croissance n’excède pas 2%, elle ne permet pas d’absorber les besoins d’emploi et fragilise la santé économique de notre Pays

◦ Pour renouer avec la prospérité, c’est un taux de croissance minimum de 5% qu’il faudra atteindre

◦ C’est encore possible avec un programme économique courageux et dynamique

2. Mesures :
1. Relancer les grands chantiers pour aménager le Pays

La commande publique comme moteur du développement économique.

_ Déploiement d’un réseau de transport urbain en site propre « Papeete Val »

_ Développement d’un nouvel axe routier vallée de la Punaruu – Papara

_ Développement de la zone portuaire et industrielle de Faratea

_ Aménagement du front de mer et de la Gare maritime de Papeete

Développer les équipements structurants -1/1

1. Constat :
Il s’agit d’un préalable indispensable au développement économique.

Les mouvements de population de certains archipels vers les îles du Vent, confirmés par le dernier recensement, invitent à inscrire clairement les archipels dans le mouvement engagé il y a quinze ans et aujourd’hui, malheureusement interrompu.

Les pouvoirs publics doivent engager des travaux pour :

_ Améliorer le cadre de vie

_ Faciliter les déplacements

_ Aménager des espaces à vocation touristique, sociale ou culturelle

2. Mesures :
Parmi les principaux équipements structurants, citons :

a. Ouvrir le nouvel axe routier des montagnes (Punaruu-Papara)

i. 1ère phase : vallée de la Punaruu à Papara

ii. Seconde phase : Papara à Taravao

...}}

Source: Tahoeraa huiraatira