Dans "Tahitipresse" du 22 mars 2008

L'association "Aitaranui" toujours opposée à une voie rapide Punaauia-Taravao

(Tahitipresse) - L'association "Aitaranui" réaffirme, dans un communiqué, son opposition à une voie rapide entre Punaauia (côte ouest de Tahiti) et Taravao (presqu'île) et souligne les défauts de la desserte actuelle qui devrait être, en priorité, améliorée.

Le projet "Te Ara Nui", de grande voie rapide, serait en fait le prolongement de l'actuelle RDO (route de l'Ouest) et RDP (route des plaines), qui relie à Punaauia, sur une distance totale d'environ 15 Kms.

Mais l'association "Aitaranui" voit dans le prolongement envisagé plus de mal que de bien. La mise en place d'un tel projet entraînera la destruction de maisons déjà existantes et l'expropriation de nombreux habitants dans la zone allant de Punaauia à Taravao, ce que dénonce l'association dans un communiqué.

"Bien entendu, le développement de la presqu'île (…) est plus que souhaitable. Mais les arguments 'emplois relancés par le BTP' et 'irrigation urgente du nouveau pôle-sud de l'île' (ndlr, Taravao) sont une fuite en avant dangereuse puisqu'ils détérioreraient nos conditions de vie et compromettraient le développement durable", continue l'association.

De plus, ces travaux qui visent également l'entretien et la réfection d'infrastructures routières existantes va générer de la pollution, défigurer le littoral ouest et, en augmentant l'afflux des véhicules, va aggraver les embouteillages vers Papeete, toujours selon l'association.

Une volonté politique avec les acteurs économiques et sociaux

Il faudrait, selon l'association, que des modes de déplacements "intelligents" qui respectent l'environnement, tels les transports collectifs, avec si possible l'emploi d'énergies non polluantes, soient mis en place.

En ce qui concerne les infrastructures déjà existantes, des aménagements, tels la rénovation de la route de ceinture ou encore l'amélioration de l'éclairage sur les routes, sont indispensables pour la sécurité des usagers.

L'amélioration des problèmes routiers passe aussi par la réorganisation des horaires de circulation, notamment pour les poids lourds et les transports scolaires.

Pour réduire enfin le trafic routier, l'association évoque aussi la possibilité d'utiliser la voie maritime pour rejoindre la presqu'île, mais, une fois de plus "il faut une volonté politique claire" et "les moyens budgétaires correspondants", souligne l'association.

ATP

Source: Tahitipresse