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AITARANUI, association polynésienne

Les voies du développement durable     

Bienvenue !


Dans le site Internet de "La Dépêche" du 27 mars 2009

TRANSPORT EN COMMUN
36 nouveaux bus pour la zone urbaine
De fabrication brésilienne, ils ont été adaptés à la Polynésie

Très attendus pour assurer la desserte de la zone urbaine, 36 autocars brésiliens, dont 20 de 47 places, les autres de 30 places, sont arrivés, et quatre véhicules destinés aux handicapés, très bientôt. En présence notamment du fournisseur, Daniel Siu, de la Société Tahiti Automobile (STA), de Willy Chung-Sao, qui gère la totalité des réseaux de transports en commun de Tahiti, des chauffeurs de la zone urbaine et des associations de parents d’élèves, Jacinthe Fatupua, présidente de RTU, a inauguré les autocars récemment livrés.

Puis les véhicules ont été bénis par les katetika de la paroisse Saint- Joseph. Pour les adapter à la Polynésie, Willy Chung-Sao n’a pas hésité. Le rayon de braquage est plus court pour tourner dans les quartiers. Il a choisi un moteur plus puissant pour gravir la montagne. Les sièges sont élargis et plus espacés pour tenir compte de la stature polynésienne (on perd ainsi huit places par rapport aux normes habituelles). En raison des fréquentes ouvertures de portes, la puissance de climatisation a été doublée.

Inspiré des autocars pour touristes, le confort est devenu un objectif essentiel. Daniel Siu, de la STA, en explique la conception : “Ces grands autocars de 47 places sont construits sur une plate-forme mécanique Mercedes, avec suspension pneumatique, et non plus à ressort, le siège du chauffeur est suspendu pour protéger son dos, et les grands cars s’agenouillent pour faciliter la montée des personnes à mobilité réduite. Pour le confort sonore, le moteur est à l’arrière.” Rien n’a donc été laissé au hasard, jusqu’au concept d’entretien : la carrosserie, fibre de verre et aluminium, réalisée par la société brésilienne Caio, est adaptée au climat salin, et peut être réparée localement, aisément. Les véhicules de 30 places, destinés aux vallées, restent plus classiques. Tout cela représente un solide investissement, malgré la crise. “800 millions Fcfp”, indique Willy Chung Sao. Un montant qui englobe le prix des autocars, la formation des chauffeurs et la structure billettique. Tous ces bus circuleront sous quinzaine.

De notre correspondant LL

Un projet cohérent... pour l'instant


Dans le site internet de "La Dépêche" du 25 mars 2009

Une route des coteaux au-dessus de Faa’a
CIRCULATION - Annonce surprise du président-maire de Faa’a
Oscar Temaru a annoncé de grands projets routiers, hier, à la mairie de Faa’a, dans une salle du conseil comble. À l’ordre du jour, la présentation de la route des coteaux par l’Établissement d’aménagement et de développement (E.A.D.) : un projet dépassant le cadre de la commune et devant répondre à l’épineux problème des transports à l’échelle de Tahiti. Des travaux programmés pour démarrer dès 2010, pour une réalisation achevée à l’horizon 2015.
L’idée : via cette voie en altitude, alléger le trafic sur la RDO tout en desservant ces zones résidentielles des hauteurs. À terme, la voie irait ensuite jusqu’à Miri-Punaauia.

Trois tronçons, trois phases de réalisation, pour un montant prévisionnel de plus de 3 milliards de francs, financés par le Pays. Partant de Tipaerui, le premier tronçon desservira les hauts de Pamatai et devrait être opérationnel en 2012. 2011-2014, pour le tronçon Pamatai-Oremu et 2012-2015, pour Oremu-Saint- Hilaire. Au total, 5,2 km de route à 2 x 1 voies, avec une pente de 15 % maximum, et deux ouvrages d’art. Le projet prévoit même l’aménagement d’un point de vue sur les hauteurs de Oremu...
Un site archéologique devrait aussi être mis en valeur à côté de cette route des coteaux, qui occuperait 23 hectares, dont 91 % de surfaces forestières et agricoles. D’autres améliorations du réseau routier ont été annoncées, par exemple, pour certaines sorties ou entrées de la RDO. On pense notamment à Puurai et Pamatai, ou encore à une connexion aéroport- Punaauia.
L’aménagement du virage du flamboyant (arbre si cher au coeur du tavana-président), longtemps pomme de discorde a également été abordé. Ayant reçu l’assurance du ministre métropolitain des Transports, Dominique Bussereau, que l’arbre ne serait pas abattu, le premier magistrat de Faa’a est désormais rassuré. Un projet prévoit un tracé rectiligne de la route, sécurisant ainsi cette portion et dégageant un espace destiné à être valorisé pour les loisirs.

Aurélie Pouzoulet

“Désengorger le front de mer”
Quels sont les grands axes de ce projet ?
“Il s’agit de désenclaver le plus rapidement Papeete. Fluidifier la circulation tout d’abord : c’est ce que va permettre cette route des coteaux. Éviter ensuite de retrouver un étranglement à Tipaerui.” (Ndlr : dans cette optique, la construction de nouveaux giratoires est prévue, à Tipaerui et à proximité de l’hôtel Hilton où la création d’un centre commercial est prévue). “Le projet d’une meilleure desserte en direction de la côte Est par l’arrière de la ville, par la rue des Poilus tahitiens puis vers Pirae est un vieux projet mais qui mérite d’être étudié. Il faudrait améliorer la circulation avec cette route des bas-coteaux pour désengorger le front de mer.”
La création de cette route des coteaux ne va-t-elle pas générer de nombreuses expulsions ?
“Non, car la zone est peu peuplée, il n’y aura donc pas à procéder à de nombreuses expulsions.”
Quels sont les autres réflexions pour la desserte de Papeete ?
“Des études ont déjà été menées pour un tramway. Il faudrait aussi développer les navettes maritimes sur le lagon. Pour les hôtels de la commune de Faa’a pour commencer. Il serait tellement plus agréable pour les touristes qu’on vienne les chercher et les amène en bateau de l’aéroport à leur hôtel. Cela leur permettrait de profiter de notre beau lagon”.

Propos recueillis par A. P.

Heiura Les Verts évoque Te Ara Nui



Dans "Les Nouvelles de Tahiti" du 23 mars 2009