Le CESC s'en mêle, enfin!
Dans "Tahitipresse" du 23 juillet 2009

Le CESC se penche sur les embouteillages à Tahiti
Suite à une autosaisine, les membres du Conseil économique, social et culturel (CESC) ont examiné et adopté, jeudi, un rapport souhaitant "mettre en lumière les véritables enjeux" des problèmes des encombrements urbains et de leurs conséquences à Tahiti, et proposer des éléments de réponse "pour relever le défi d'une mobilité durable".
Comment améliorer l’organisation des déplacements urbains ? Le problème de la circulation routière dans la zone du grand Papeete, à Tahiti, est un vieux "serpent de mer" régulièrement examiné et qui a fait l'objet de nombreuses études, souvent remisées dans les tiroirs après leur parution. Le rapport de la commission du CESC qui planche sur le sujet depuis près d'un an est-il un rapport de plus ? Oui et non, si l'on en juge par les interventions des conseillers, à la fin de la lecture du rapport de 30 pages qui a été examiné, jeudi matin au siège du Conseil économique, social et culturel de la Polynésie française.
"Toutes les études ont été faites", déplore ainsi Christophe Plée de la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises). "Ça a d'ailleurs coûté très cher à la Polynésie", insiste le président de la CGPME qui regrette que le rapport de la commission - dont il salue cependant la qualité - "manque d'interpellation du politique". Et ce représentant du patronat de critiquer "la gabegie des gouvernements successifs" depuis plus de vingt ans, notamment en ce qui concerne la gestion des transports en commun. De son côté, également, M. Bellanger, président du Conseil des entreprises, regrette que la Polynésie, "championne du monde du diagnostic, pêche par manque de vision à long terme".
Un "check-up" complet de la situation
Le rapport présente néanmoins l'avantage de proposer à la société civile - dont le CESC est l'émanation - un "check-up" complet de la situation, aujourd'hui en 2010. Quelques chiffres résument à eux seuls l'urgence de la situation : la commune de Papeete et son agglomération regroupent près de 159 000 habitants, soit environ 60% de la population polynésienne. Chaque jour, environ, 117 000 véhicules (tous trajets confondus) passent par les entrées Est et Ouest de la capitale. Qu'en sera-t-il dans dix à quinze ans alors que 6 500 nouveaux véhicules sont immatriculés chaque année.
Afin d'apporter un éclairage utile, le rapport fait ainsi un point très précis sur les difficultés et les lacunes de l'organisation des déplacements urbains et de sa gestion, compte tenu des contraintes topographiques, des phénomènes de migration quotidienne vers la capitale ou encore de l'inadaptation des infrastructures et des aménagements actuels. Les défaillances du système des transports collectifs sont pointées du doigt, mais également - amplement soulignées – "l'absence de volonté politique et les lacunes de la gouvernance".
Il précise également les enjeux (sécurité, environnement, productivité, cohésion sociale...) d'une véritable amélioration des déplacements urbains tout en mettant en perspective un certain nombre de propositions et de solutions. Mais, comme l'a exprimé Luc Tapeta, représentant des banques, derrière le problème des transports en commun et de l'aménagement de la circulation se posent "de vraies questions sur l'organisation de la société que l'on souhaite pour le futur". Et les conseillers n'ont pas manqué d'évoquer la décentralisation et la création toujours reportée d'un autre pôle d'activité économique permettant le décongestionnement actuel de la zone du grand Papeete.
"L'avenir des déplacements urbains est lié à celui du mode d'urbanisation et à sa gestion, aux aspirations de la société et à sa perception de la Polynésie d'aujourd'hui", conclut le rapport qui a été adopté par 33 voix pour et trois abstentions.
CJ
Par Association Aitaranui, jeudi 30 juillet 2009 à 15h02 :: Presse
En bonne voie !

Dans le site Internet de "La Dépêche" du 07 juillet 2009
Le rond-point duTahara’a prêt en juin 2010
MAHINA - Le gouvernement fait le point sur les grands travaux dans la commune
Opération découverte, hier, pour la quasi totalité du gouvernement, qui s’est rendu au col du Tahara’a, ainsi qu’à la Pointe Vénus, pour faire le point sur les travaux titanesques qui ont débuté en début d’année, et qui devraient se terminer à la mi 2010.
La route du col du Tahara’a se divise en trois séquences. La première en est à un niveau impressionnant. Entre le rabotage de la montagne d’un côté, et le remblai dans le vide de l’autre, la future quatre voies commence à prendre forme. Les travaux vont bon train. Les prémices du rondpoint sont déjà marquées au sol, avec une bonne nouvelle pour les amoureux des manguiers, comme Jacqui Drollet, par exemple. En effet, malgré une baisse de son niveau de 2,5 m, le manguier, qui offre un peu d’ombre aux touristes s’arrêtant au point de vue, sera conservé.
Les projets ne s’arrêtent pas là à Mahina, qui est en train de connaître un changement radical. En plus de l’eau qui arrive dans presque tous les foyers, les routes, dont celle de la Pointe Vénus, vont changer. Dans la montée du Tahara’a, une voie piétonne est prévue le long de la route. Un bonheur pour les sportifs et les promeneurs. La route descendra en quatre voies, avant de passer en trois voies jusqu’au rond-point de la Pointe, en cours de construction.
Des accès sont en ce moment dégagés pour les deux grandes surfaces. La route de la Pointe Vénus devrait elle aussi changer de visage. Ce n’est pas pour tout de suite. Priorité à la circulation, pour le moment. Une fois ces travaux terminés, les bouchons devraient être moins importants.
En tout, pour ce projet, “c’est un budget de 2,3milliards en termes d’autorisation de programme, et pour lesquels les crédits de budget qui ont été dégagés représentent quand même plus de 1,1 milliard”. “C’est dire l’importance que ces travaux revêtent au niveau de la stratégie du plan de relance”, précise Tony Géros, vice-président. Des crédits débloqués, pour une route enfin débloquée elle aussi. Les habitants de la côte est en rêvent.
Bertrand Prévost
Par Association Aitaranui, mardi 7 juillet 2009 à 12h13 :: Presse
A vous de juger..
Comprenne qui pourra!...
Dans "Tahitipresse" du 30 juin 2009

Vers une dissolution de la SEML Maeva Nui
Lors de la séance de l'assemblée du mardi 30 juin, les représentants ont eu à examiner le rapport d'enquête sur la SEML Maeva Nui et notamment l'acquisition par cette dernière d'une flotte de véhicules de transports en commun, nécessaire aux activités de la société privée Maeva Transports. Ce rapport, transmis depuis plus de 18 mois, est dépassé sur certains points, cette dernière société ayant cessé d'exister. A présent, le ministre en charge des Transports, préconise la dissolution de la SEML Maeva Nui.
Une centaine de bus chinois commandée par la société d'économie mixte locale (SEML) Maeva Nui afin de venir au secours de la société privée Maeva Transports, tel est le dossier qu'ont examiné les représentants. Tous se sont accordés sur la présence de zones d'ombres dans le dossier comme dans le montage financier de cette commande.
Les divers groupes de l'hémicycle ont souligné "le caractère inacceptable de l'utilisation des deniers publics pour pallier aux carences d'entrepreneurs privés, titulaires d'une délégation de service public". Mais Maeva Transports n'existant plus, sur décision du tribunal de Commerce de Papeete, la SEML Maeva Nui a-t-elle toujours lieu d'être?
"'Eviter que de telles erreurs se reproduisent"
Selon Tearii Alpha, ministre des Transports, il faudrait dissoudre la SEML. Le gouvernement actuel le suivrait d'ailleurs dans cette voie. Mais pour se faire, il faudra attendre le règlement des deux contentieux qui opposent Maeva Nui à l'entreprise revendant les bus et à la compagnie de transport, New Pacific Shipping. Il est possible que ces deux entreprises puissent se retourner contre le Pays, Maeva Transports n'existant plus.
En attendant le ministre souhaite qu'une réflexion se fasse pour une amélioration des transports en commun. Autre point important tant pour le ministre que pour les représentants, faire en sorte d'éviter que de telles erreurs se reproduisent, sachant que la majorité des SEM connaissent des difficultés financières indéniables.
MS
Par Association Aitaranui, samedi 4 juillet 2009 à 11h07 :: Presse




