"Encore faut-il être entendu..."

Dans le site de "La Dépêche" du 23 septembre 2009
CÔTE OUEST - Travaux du ministère de l’Equipement et de l’EDT
Des travaux d’électricité et de voierie sont actuellement menés en collaboration avec l’EDT, la TEP et le ministère de l’Equipement sur la côte Ouest de Tahiti. Ce programme est destiné à renforcer le réseau électrique du viaduc de la Punaruu à la mairie de Paea (PK 21) mais aussi à aménager une troisième voie à la sortie du viaduc (PK 14,5) et un rond-point face à la station Mobil (PK 15,3). La première partie des travaux se déroulera jusqu’en fin d’année et la seconde tranche devrait être réalisée en 2010.
Un programme de travaux destiné à améliorer et renforcer le réseau électrique mis en place du viaduc de la Punaruu à la mairie de Paea a été lancé fin juillet par l’EDT (qui distribue l’électricité) et la TEP (qui transporte l’énergie). Jusqu’en fin d’année, le réseau électrique sera en réfection du PK 15 au PK 21, afin de renforcer le réseau “double ternes” (deux lignes en parallèle sur un même support) qui alimente actuellement toute la zone.
En effet, l’EDT a constaté que l'ouvrage vieillissait. Le réseau électrique desservant cette zone de la côte ouest arrivait à saturation et subissait des coupures trop fréquentes : il convenait donc d’augmenter la capacité de transit de l’énergie. “Nous avions deux préoccupations”, explique Marc Chin Foo, chef du service suivi et développement de l’EDT, “principalement liées à notre limitation de capacité de transit et notre limitation liée à lamaintenance. Nous avons donc dû renforcer nos lignes en posant deux nouveaux câbles souterrains, l’un en secours lors des périodes de délestage et l’autre en remplacement des ternes (lignes) aériens. Nous envisageons même d’y associer une ligne supplémentaire par la suite”.
Des équipes de la TEP se sont donc mises à l’oeuvre pour creuser des tranchées afin d’enfouir des lignes à haute tension (20 000 volts). Une trentaine d’ouvriers travaillent ainsi de nuit de 20 heures à 4 heures du matin par sécurité et afin d’éviter les contraintes de circulation. Ces travaux de terrassement vont durer jusqu’à fin décembre 2009. Il y a désormais davantage de lignes à haute tension mais encore de l’aérien, notamment du PK 15,2 à 21 où subsiste une ligne aérienne, indispensable pour le réseau téléphonique et l’éclairage public… mais aussi en raison de contraintes foncières.
“Augmenter la capacité de la voie actuelle et améliorer la fluidité du trafic”
“En début d’année, lorsque les travaux de terrassement seront terminés, nous pourrons alors poser des fourreaux (gaines) avec des câbles à l’intérieur et début janvier prochain, le raccordement sera possible. Nous devrions effectuer un raccordement supplémentaire jusqu’au PK 41 pour une mise en service au 2e trimestre 2010. Pour les usagers”, ajoute Marc Chin Foo, “cela signifie limiter les zones coupées et donc améliorer la qualité du service. Une priorité pour l’EDT”.
A ce titre, pendant plusieurs semaines, les usagers seront confrontés à des coupures d’électricité dans ce secteur, liées à l’intervention de techniciens sur le réseau électrique. EDT veille toutefois à ce que les usagers soient informés systématiquement (par dépôt d’avis individuel) de l’interruption de la fourniture d’électricité. La première tranche de ce vaste chantier (jusqu’au PK25) est menée en coordination avec le projet d’élargissement et d’aménagement de la voierie du ministère de l’Equipement, qui consiste à réaliser une troisième voie à la sortie du viaduc de la Punaruu (PK 14,5) et un rond-point face à la station Mobil (PK 15,3).
“Nous avons convenu que les travaux de déplacement électrique démarrent un peu avant nos travaux de voierie. Nous envisageons d’aménager deux voies dans le sens Paea-Papeete en fin d’après-midi jusqu’à 11 heures le lendemain matin. Cela permettra d’augmenter la capacité de la voie actuelle et améliorer la fluidité du trafic. Une troisième voie sera créée dans l’emprise existante”, annonce Didier Bertin, chef de l’infrastructure routière au ministère de l’Equipement, “comme à Arue il y a quelques années, avec le placement de plots pour matérialiser le sens de la circulation (certains usagers se souviennent certainement du véhicule jaune qui circulait matin et soir dans le col du Tahara’a). Nous avons bien conscience”, concède t-il, “que nous avons atteint le seuil de saturation dans cette zone à certaines heures de la journée”.
Cet aménagement routier s’accompagne d’une réflexion en faveur de la sécurité et du cadre de vie des riverains. Ainsi, le renforcement de l’écoulement des eaux pluviales devrait éviter notamment les problèmes récurrents d’inondations dans le secteur du giratoire, en période de fortes pluies.
Entre 4 et 5 heures du matin, de 140 à… 800 véhicules
Ces équipements, sur lesquels travaille actuellement une vingtaine de personnes, quotidiennement de 20 heures à 4 heures du matin, devraient être livrés fin octobre. “Nous prévoyons à terme, à savoir d’ici deux à trois ans (au minimum), d’élargir les chaussées existantes, de passer de 12 mètres d’emprise à 18 mètres, mais il y a aura inévitablement un impact foncier”, reconnait toutefois Didier Bertin. “Avant cela, il faut bien évidemment effectuer une demande d’utilité publique, mener une enquête, une étude d’impact, car le processus est complexe.”
En 2010, ces travaux de voierie devraient être prolongés au PK 25, toujours dans une démarche de sécurité et de confort des usagers. Ce sont près de 1 300 véhicules (par heure) qui empruntent la route de Paea chaque matin pour se rendre vers Papeete. A noter également que le trafic dans la zone de la Punaruu passe, entre 4 heures et 5 heures du matin, de 140 à… 800 véhicules !
Dominique Jezegou
D’autres alternatives à la route ?
Tout le monde en parle depuis des années : il faut reconsidérer l’aménagement du territoire et penser à un vrai schéma de transport cohérent à Tahiti. Le constat est réel et beaucoup de professionnels le reconnaissent : “Nous n’avons pas d’itinéraires de substitution malheureusement actuellement à Tahiti, pas de dispositions globales d’aménagement, pas de transport en commun, ni d’aménagements pour les deux-roues, nous nous efforçons d’améliorer notre réseau routier, mais il ne faut pas oublier que la route est une alternative à d’autres modes de transport auxquels il convient tous de réfléchir”, plaide Didier Bertin, chef de l’infrastructure routière au ministère de l’Equipement.. Afin de désencombrer les routes, de sécuriser la circulation et de lutter contre la pollution urbaine, le développement de modes de transport alternatifs à la route (navette maritime, tram, service de bus, vélo, covoiturage, etc.) semble être une évolution nécessaire. L’augmentation du trafic routier, le manque de voies de circulation participent à l’augmentation de rejets de dioxyde de soufre, d’azote et d’émissions de CO2. Meilleure qualité de vie, intérêt écologique certain (une vraie économie réalisée en matière de dégagement de CO2 ou d’énergie), ne sont plus à démontrer. Encore faut-il être entendu …
Par Association Aitaranui, vendredi 25 septembre 2009 à 18h17 :: Presse
L'intention est bonne, mais encore...

Dans "Tahitipresse" du 09 septembes 2009
Le gouvernement mobilisé pour la semaine de la mobilité et de la sécurité routière
Du 16 au 22 septembre de nombreuses actions seront mises en place à l'occasion de la semaine de la mobilité et de la sécurité routière. Le gouvernement, en partenariat avec la gendarmerie nationale, s'associe à l'évènement, l'idée étant de "sensibiliser les administrés aux impacts environnementaux de leur mode de transport et de les encourager à utiliser des modes de transports non polluants".
L'édition 2009 de la semaine de la mobilité et de la sécurité routière, pour se conformer aux engagements du Grenelle de l'Environnement va "promouvoir l'inter-modalité, un meilleur partage de l'espace public, la sécurité des déplacements des usagers et tout particulièrement des plus vulnérables". Ainsi, le gouvernement polynésien souhaite profiter de l'occasion pour "sensibiliser davantage les populations au respect de l'environnement dans le domaine des transports terrestres et aussi de la lutte contre l'insécurité routière".
Les communes de Papeete, Punaauia, Taravao et Uturoa (Raiatea aux îles Sous le Vent) seront les lieux de nombreuses animations durant lesquelles seront abordées des thématiques comme l'éco-conduite, les déplacements scolaires, la sécurité routière des modes de déplacement, la sensibilisation des jeunes aux conduites à risques... un jeu concours est également organisé : "quizz éco-conduite". Des "flyers" avec le règlement du concours seront distribués avec le quizz en question. Le tirage au sort se fera le 22 septembre avec, comme premier prix, un vélo électrique.
Des conférences, des ballades et une journée détente sont planifiées afin d'attirer la population. Les simulateurs de la direction des transports terrestres seront également installés lors des diverses manifestations. Le vendredi 18 septembre, les parkings de Papeete seront gratuits afin de permettre à tous de "découvrir ou redécouvrir la ville à pied".
MS
Par Association Aitaranui, vendredi 11 septembre 2009 à 18h44 :: Presse
Etats générEux ?...
Dans le site de "La Dépêche" du 11 septembre 2009

Par Association Aitaranui, vendredi 11 septembre 2009 à 18h25 :: Presse
De la cuisine... au salon !

Dans "Tahitipresse" du 09 septembre 2009
Ouverture du Salon de l'Auto
Le Salon de l'Auto de Tahiti a ouvert ses portes pour cinq jours, mercredi à la salle Aorai Tini Hau de Pirae. Avec 40 marques présentes, les concessionnaires espèrent rattraper une situation en crise, les ventes ayant chuté de 31% en un an. Après l'engouement des années passées pour les pick-up et les 4x4, le resserrement des conditions d'accès aux prêts automobiles pourrait réorienter le marché vers les petites berlines.
Le nombre d'immatriculations n'excédera sans doute pas les 5500 à la fin de l'année, loin des 7500 en moyenne relevées lors des dix dernières années. La situation de crise n'a pas épargné le secteur automobile en Polynésie française. Il faut remonter en effet à une douzaine d'années pour retrouver des chiffres aussi bas. Avec ce 32 ème salon, les concessionnaires espèrent pourtant bien maintenir leur chiffre annuel de 450 à 500 ventes effectuées lors de cet événement annuel qui est devenu quasi institutionnel.
Le salon, qui est ouvert au public jusqu'au dimanche 13 septembre inclus, propose une quarantaine de marques parmi lesquelles les consommateurs pourront faire leur choix. Un choix qui sera certainement dicté par des considérations économiques. Même si le segment des gros SUV à plus de 5 millions Fcfp (env. 41.600 euros) n'a chuté "que" de 15%, les pick-up et 4x4 dont ont été longtemps friands les Polynésiens risquent de faire les frais de la conjoncture économique. Un report sur les petites berlines ou sur des segments de véhicules dont le prix est compris entre 2 et 3 millions Fcfp ne serait pas impossible. D'autant que les banques sont plus regardantes sur les conditions d'accès au crédit.
Entre 80 et 100 000 véhicules en circulation
Le parc automobile roulant n'a pas fait l'objet d'un recensement récent. La barre des 200.000 véhicules immatriculés (200 000 P) vient d'être récemment franchie, mais l'on estime entre 80.000 et 100.000 le nombre de véhicules réellement en circulation, sur un réseau routier aujourd'hui considéré comme saturé. Une taxe de 18% sur les grands travaux impacte pourtant le prix de vente des véhicules particuliers (8% pour les véhicules utilitaires), dégageant des sommes "que l'on ne voit pas beaucoup répercutées sur le développement des infrastructures routières", déplore un concessionnaire de la place.
Les concessionnaires comptent néanmoins relayer le dynamisme des ventes naturellement induit par le salon avec la mise en place, en octobre, d'une prime à la casse - pour les véhicules de plus de huit ans - récemment actée par le gouvernement.
ATP
Par Association Aitaranui, vendredi 11 septembre 2009 à 17h50 :: Presse
Oui, mais c'est pour quand ?
Dans "Tahitipresse" du 08 septembre 2009

Problème de transports : "Le tramway est le meilleur compromis"
La commission permanente a étudié, entre autres, les comptes administratifs de l'Établissement public d'Aménagement et de Développement. Le ministre des Grands Travaux, James Salmon, a une fois de plus été interrogé sur les difficultés rencontrées par la population en matière de transports routiers. Si de nombreuses propositions sont envisagées, le ministre estime que le tramway, malgré son coût, reste la meilleure solution.
L'EAD est un établissement public à caractère industriel et commercial. Il est chargé principalement de réaliser des ouvrages, bâtiments, aménagements et équipements de toute nature, destinés à un usage public ou d'utilité publique. Pour exemple, il a actuellement notamment en charge le chantier du nouvel hôpital de Taaone. Les membres de la commission permanente réunis mardi à l'assemblée, ont voté en faveur du projet de délibération portant approbation du compte financier et affectation du résultat 2008 de l'EAD, avec 16 voix pour et 4 abstentions.
Mais l'étude de ce projet de délibération a été l'occasion d'interroger le ministre en charge de l'EAD sur l'état d'avancement des projets en cours. Ainsi, James Salmon a annoncé remettre les clefs du nouvel hôpital dès la fin du mois de septembre, voire début octobre. L'EAD continue actuellement de travailler sur l'hospitel, bâtiment prévu au logement des familles des malades venant des îles, et le centre 15-18, centre d'urgence situé près du futur hôpital du Taaone. Mais d'autres travaux menés par l'EAD concernent les routes.
Un tramway nommé désir...
Ainsi, James Salmon est revenu sur les différents moyens possibles pour remédier aux problèmes de circulation que subissent depuis des années les Polynésiens. Développer les réseaux routiers devient difficile en absence de foncier, a-t-il d'abord expliqué. Reste donc les transports en commun. La mise en place de lignes de bus est, selon le ministre, à présent obsolète : "Cela aurait du se faire il y a des années", regrette-il. Le monorail, lui aussi évoqué un temps, impliquerait un coût trop important, et n'est "définitivement pas envisageable". "Le tramway est le meilleur compromis", a souligné James Salmon. Malgré son coût évalué entre 3 à 4 milliards Fcfp (de 25,1 à 33,5 millions d'euros) le kilomètre, ce moyen de transport semble le mieux convenir à Tahiti.
Pour ce faire, une nouvelle étude de projet va être réalisée, mais les travaux ne pourront pas commencer avant au moins un an et le coût, d'ici là, risque d'augmenter encore. Quant aux transports maritimes, si l'idée enchante les élus, là encore un manque de foncier empêche de développer ce mode de transport. Ainsi, même si le problème des transports intéresse les représentants et le gouvernement, aucune décision concrète n'a encore été prise pour y remédier.
MS
Par Association Aitaranui, mercredi 9 septembre 2009 à 15h54 :: Presse
