
Dans "Tahitipresse" du 09 septembre 2009
Ouverture du Salon de l'Auto
Le Salon de l'Auto de Tahiti a ouvert ses portes pour cinq jours, mercredi à la salle Aorai Tini Hau de Pirae. Avec 40 marques présentes, les concessionnaires espèrent rattraper une situation en crise, les ventes ayant chuté de 31% en un an. Après l'engouement des années passées pour les pick-up et les 4x4, le resserrement des conditions d'accès aux prêts automobiles pourrait réorienter le marché vers les petites berlines.
Le nombre d'immatriculations n'excédera sans doute pas les 5500 à la fin de l'année, loin des 7500 en moyenne relevées lors des dix dernières années. La situation de crise n'a pas épargné le secteur automobile en Polynésie française. Il faut remonter en effet à une douzaine d'années pour retrouver des chiffres aussi bas. Avec ce 32 ème salon, les concessionnaires espèrent pourtant bien maintenir leur chiffre annuel de 450 à 500 ventes effectuées lors de cet événement annuel qui est devenu quasi institutionnel.
Le salon, qui est ouvert au public jusqu'au dimanche 13 septembre inclus, propose une quarantaine de marques parmi lesquelles les consommateurs pourront faire leur choix. Un choix qui sera certainement dicté par des considérations économiques. Même si le segment des gros SUV à plus de 5 millions Fcfp (env. 41.600 euros) n'a chuté "que" de 15%, les pick-up et 4x4 dont ont été longtemps friands les Polynésiens risquent de faire les frais de la conjoncture économique. Un report sur les petites berlines ou sur des segments de véhicules dont le prix est compris entre 2 et 3 millions Fcfp ne serait pas impossible. D'autant que les banques sont plus regardantes sur les conditions d'accès au crédit.
Entre 80 et 100 000 véhicules en circulation
Le parc automobile roulant n'a pas fait l'objet d'un recensement récent. La barre des 200.000 véhicules immatriculés (200 000 P) vient d'être récemment franchie, mais l'on estime entre 80.000 et 100.000 le nombre de véhicules réellement en circulation, sur un réseau routier aujourd'hui considéré comme saturé. Une taxe de 18% sur les grands travaux impacte pourtant le prix de vente des véhicules particuliers (8% pour les véhicules utilitaires), dégageant des sommes "que l'on ne voit pas beaucoup répercutées sur le développement des infrastructures routières", déplore un concessionnaire de la place.
Les concessionnaires comptent néanmoins relayer le dynamisme des ventes naturellement induit par le salon avec la mise en place, en octobre, d'une prime à la casse - pour les véhicules de plus de huit ans - récemment actée par le gouvernement.
ATP

Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.